amour prodigue

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tu sais, quand tes doigts viennent minauder en moi, il y a dans tes yeux tout un monde qui me fait déborder d’extase et de pluies diluviennes. je me sens accueillie, alors que c’est toi qui me cueilles. il y a cette douceur que seules les femmes assument avec rage et savent offrir en couche, entre deux bruissements. je t’aime, comme je chéris celles et ceux qui me font l’offrande d’une terre fertile et abondante, à l’empreinte insouciante et maternelle. je t’aime, quand je perçois l’éternité dans tes yeux bleu-éparse et ta chevelure soyeuse aux odeurs sucrées encore enfantines. je t’aime, car à chaque fois que je te sais auprès de moi, le désir me secoue et nous rend éternelles, peaux contre peaux à marée haute et amarrées en nos bouches. je t’aime en démesure de tous les cieux, quand je me sens couler en toi et que ton esprit me submerge par son extraordinaire beauté. je t’aime dans nos silences consentis quand tu tournes les vannes de tes printemps blessés et que je t’accueille à mon tour dans ce berceau de pluies. je t’aime quand tu me susurres de lâcher prise, m’assurant de ta main que j’empoigne sous le feu de la jouissance et que tu m’embrasses alors, épousant nos plénitudes.

je t’aime,
c’est un miracle.

te revoilà enfin.

©ello Muse

#lesmotsdecello

Photographe / Ian Trenor