dans l’escalier

« c’est ainsi », lui lança-t-elle, avant de lui cracher un baiser du bout des lèvres. elle prit son caban et son sac. elle avait décidé de partir sans attendre. les deux cents balles qui traînaient sur le guéridon valaient bien le foutre au fond de son gosier et les bas ravagés qu’elle lui avait laissés en guise de reliques. elle se saisit de cet écot non négocié tout en l’agrippant des yeux et lui dit d’un air faussement séraphique, « je suis bien ta putain, n’est-il pas ? ». il n’avait pas eu le temps d’esquisser un sourire que la porte claqua. trente secondes après, son téléphone vibra :

– tu me pardonnes ?
– que dois-je-te pardonner ?
– mon indécence ?
– je peux te remercier mon coeur ?
– pourquoi ?
– pour ton indécence.
– oh mon amour !

ses bas sentaient si bon sa chatte de petite allumeuse, il savait maintenant qu’elle était sienne. la journée serait décidément belle…

* sous les jupes des filles

vf@

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Photo by Cello Muse