Nécrose de l’iris des émotions,
Le cerveau décomposé en pétales flétries,
Sérigraphie de viscères à l’air,
Je me fane dans l’infâme néant,
Trou béant de cette puanteur archaïque
Qui nous veut morts parmi les vivants.
Je m’enlise dans la noirceur de mon essence
Et m’enflamme de douleur.
Mes luttes s’étiolent
Au fur et à mesure des assauts
Névrotiques et pervers.
Je m’évanouis dans la torpeur
D’un hypothétique oubli,
La lune noire comme unique phare.
Je m’accroche,
Je me saigne,
Je me perds,
Dans le silence de mes nuits
Et disparaît,
Recroquevillée comme une boule de suif
Avec laquelle je me risque à
Griffonner la déchirure de mon âme,
La solitude de ma chair,
L’hérésie de mon esprit,
Pour tenter
Un ultime cri frénétique
De survie.
Liqueur amniotique
D’une exégèse annoncée.
©️ello Muse
#lesmotsdecello

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